Quelques conseils efficaces pour régler les litiges fonciers

Il est assez fréquent d’être confronté à des litiges liés à la terre, et ce peu importe le niveau. Ces conflits s’établissent le plus souvent entre des communautés voisines, entre les membres d’une même famille / groupe ou entre une communauté et une personne qui lui est extérieur. Mais, quel que soit le type de conflit foncier, cela peut avoir de graves répercussions si les dispositions nécessaires ne sont pas prises à temps pour régler le problème. Dans cet article on vous propose donc de découvrir quelques conseils pour mieux gérer les conflits fonciers.

Identification des causes du conflit

Comme dans la gestion de n’importe quel problème dans tous les domaines, aucune solution efficace ne pourrait être trouvée si le mal n’est pas attaqué à la racine. Pour s’assurer véritablement d’avoir pu régler des litiges fonciers, il est indispensable de connaître les éléments ayant conduit à ce conflit. L’idéal est cependant de ne pas laisser les conflits surgir avant de réfléchir pour y trouver de solutions. Dès la base, les communautés peuvent déterminer les signes qui annoncent une telle situation afin de réfléchir en avance sur les plans de gestion de litiges à suivre. Généralement, il s’agit de petites tensions qui s’accumulent progressivement au sein de la communauté ou entre les communautés. Bien évidemment, la nature de ces tensions peut varier selon le type d’acteurs impliqués. Une fois que la source des conflits a été identifiée, il restera à déterminer le degré de gravité afin de savoir concrètement les outils et méthodes de gestion à employer.

Déterminer les personnes susceptibles de résoudre le conflit

Lorsqu’un conflit foncier survient entre les membres d’une communauté ou entre deux communautés, il est généralement nécessaire de faire appel à une tierce personne pour gérer les échanges. Et il est important de veiller à bien identifier les personnes pouvant être d’une aide dans de pareilles situations. Il ne servirait par exemple à rien de solliciter l’accompagnement d’une personne impulsive et qui a du mal à maîtriser ses émotions. Ce qui est recommandé, c’est chacune des parties en cause propose des personnes dont elles ont la certitude d’avoir l’assistance en cas de soucis majeurs. Elles ont aussi la possibilité de s’entendre sur la nature des personnes à impliquer pour dénouer le nœud qui s’est formé entre elles. Si par exemple le litige concerne les limites d’un terrain, un fonctionnaire spécialisé du gouvernement convient plus qu’un responsable religieux.

Initier un dialogue ouvert avec les parties prenantes

Ici, il est question de faire le nécessaire pour inciter et inviter les différentes parties en désaccord à mener des discussions publiques et ouvertes. Procéder ainsi permettra en effet d’établir des jugements fondés sur les points de vue de chacun. Plus clairement, la confrontation des points de vue de chaque partie impliquée en présence l’une de l’autre permet plus aisément de dégager la source précise du problème ainsi que les dommages qui ont déjà été causés. Bien évidemment, ces échanges doivent se dérouler en présence d’un facilitateur pour modérer le débat. Celui-ci devra veiller à ce que tous les participants prennent la parole et donnent leur perception par rapport à tous les détails indispensables. Il faut préciser que cette méthode de dialogue ouvert est plus efficace dans des situations particulières. Il s’agit par exemple des cas de remise en question de certaines pratiques coutumières, de gestion des conflits issus de l’exploitation conjointe des terres dans une communauté ou pour la résolution des conflits basés sur les limites de propriété entre voisins.

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